samedi 23 mai 2015

La solitude du vainqueur, Paulo Coelho, J'ai lu.

La solitude du vainqueur Quelle est la rançon du succès ? Paulo Coelho revient ici aux thèmes qui ont fait la force de Onze minutes et du Zahir. Il nous offre un roman à suspense, véritable miroir de notre société où le culte du luxe et de la réussite à tout prix empêche d'entendre les vérités que murmure notre cœur. Il nous entraîne au festival de Cannes à la rencontre de ceux qui triomphent dans le monde superficiel de la haute couture et du cinéma : Un millionnaire russe, un pape moyen-oriental de la mode, Gabriella la starlette, un détective ambitieux et enfin Jasmine, future top model. Argent, pouvoir, célébrité sont des enjeux pour lesquels ils sont prêts à tout, quel qu'en soit le prix. Qui sera capable de reconnaître, parmi tous ces fantasmes en technicolor, son rêve secret, et de lui donner vie ?


Voilà un roman qui attendait d’être lu dans un coin de ma ‘’PAL’’ depuis quelques années…je me le gardais bien au chaud, attendant le moment adéquat pour savourer les perles de sagesse du poète Paulo Coelho. Et quelle déception au moment de finir la dernière page de ce livre, je n’ai pas retrouvé celui qui avait su m’enchanter avec certains de ses écrits. 

Ce livre n’a rien à voir avec ceux de Coelho que j’ai lus auparavant, il ne semble pas avoir été écrit par la même personne. Je n’ai rien trouvé en celui-ci qui m’ait touché, rien de bien spirituel, quelques perles de sagesse disséminées ça ou là, mais rien de plus. 

Une histoire plongée dans le monde superficiel de la mode/du cinéma au moment du festival de Cannes, un monde où les apparences comptent plus que tout, où il faut être vu, où le paraître sera toujours plus important que le ressenti. Un monde superficiel pour des gens superficiels j’ai envie de dire. Au milieu de ce monde, on retrouve Igor, un millionnaire russe qui n’a qu’un objectif en tête : récupérer son ex-femme qui l’a quitté pour un ponte de la haute-couture en éliminant hommes ou femmes se présentant sur son chemin au mauvais moment et sans en éprouver le moindre remord. Une enquête policière débute donc afin de stopper ces meurtres qui risquent de ternir l’image du festival (en écrivant ces quelques lignes, je me rends compte qu’on se croirait presque devant l’excellent film comique réalisés par ‘’Les Nuls’’ en 1994, « La Cité de la Peur »… ! Le Festival de Cannes/un homme amoureux en tueur en série/une pseudo traque de la Police…tout y est !). 
Les quelques personnages du roman ne m’ont pas touché…ou alors si, certains étaient parfois intéressants mais Coelho jongle trop rapidement d’un protagoniste à un autre…dans le même temps, il y a énormément de descriptions…inutiles…et très peu de dialogues. J’ai vraiment eu du mal à avancer dans l’histoire, en tout cas j’ai pris extrêmement peu de plaisir au cours des quatre-cent pages du roman. 

Bref, ce livre est une déception. Si vous cherchez un roman pour l’été à lire en profitant du soleil, évitez celui-ci, n’importe quel thriller de bas étage sera mieux que ce torchon (désolé M. Coelho !). J’ai vraiment bien du mal à imaginer que ce livre ait été écrit par la même personne qui se cache derrière le formidable « Le démon et Mademoiselle Prym » que je conseille fortement à quiconque aura envie de passer un bon moment de lecture, un vrai conte philosophique, qui m’aura encore plus marqué que son célèbre « L’Alchimiste ».

Ben.

dimanche 17 mai 2015

Faux en écriture, James M Cain, Folio

Dave Bennett s'éprend de la séduisante Sheila, la femme d'un des employés de la banque qu'il dirige. Mais le mari de la belle semble avoir détourné quelques milliers de dollars... Partagé entre sa passion pour Sheila et la peur d'être le dupe d'un couple d'escrocs, Dave est entraîné dans un jeu dangereux qui va décider de son avenir.


Mon premier Cain et probablement pas le dernier. Un court roman (136 pages) qui se dévore en quelques heures. Une intrigue bien ficelée autour de trois personnages centraux : Sheila, Dave et Brent. Une question en filigrane : jusqu'où peut on aller par amour ? Tout au long du livre, Dave qui s'est épris de la femme d'un de ses collègues dont il vient d'apprendre les malversations va osciller entre l'amour et ...la suspicion. Sheila, la belle Sheila, femme providentielle ou complice de son escroc de mari ? Dave est-il le bon pigeon qu'il pense parfois être? 
Dans ce texte qui a un peu vieilli, on fait fi des techniques bancaires ou de celles utilisées par la police, pour s'attarder sur le piège mis en place minutieusement par Brent. Piège qui se referme inexorablement sur Dave sans qu'il puisse faire demi-tour. 
Le texte est bien écrit et James Cain ne se perd pas dans d'inutiles descriptions. Il reste soft et subtil. La scène dans le coffre-fort est rocambolesque et peu probable mais la tension est bien présente. 
La fin est un peu trop douce à mon goût mais c'était peut-être pour ménager les lecteurs de l'époque. Une belle découverte. 

Les temps sauvages, Yeruldegger, Ian Manook, Albin Michel

Quand le vent du Nord s’abat sur les steppes enneigées d’Asie centrale, personne ne vous entend mourir. Pour Yeruldelgger, le salut ne peut venir que de loin, très loin…

Après le succès mondial de Yeruldelgger, couronné par de nombreux prix, Ian Manook retrouve la Mongolie et ses terres extrêmes dans un grand thriller d’une originalité absolue.


Après Yeruldelgger (Albin Michel, 2013), Ian Manook récidive avec "Les temps sauvages". Il reprend les mêmes personnages, les mêmes paysages et fait souvent référence au premier roman. Cela dit, ceux qui (comme moi) ne l'ont pas lu, ils pourront quand même y prendre du plaisir. 
Bon, il m'a fallu quand même un petit temps d'adaptation pour bien appréhender les personnages dans ce pays foutrement exotique qui n'est pas, à première vue, la destination de rêve qu'on peut se faire. 
Inclassable, ce roman débute comme un thriller ethnologique. L'auteur nous emmène au fin fond des steppes mongoles, dans l'immensité blanche et silencieuse, territoire des nomades, des grands Yacks et des loups. A la manière de Tony Hillerman qui a magnifié les peuples navajos et hopis, Ian Manook détaille quelques rites, coutumes et traditions : 

"- Il te dit de poser ton arme avant d'entrer, traduit en anglais la voix de Bathbaatar. 
- ça n'est pas gagné, client. Question de survie !
- Question de tradition, répliqua la voix dans un bon anglais. On  n'entre pas dans une yourte avec une arme."

Il fait aussi la part belle aux modes culinaires :
"Oyun tenait à deux mains un grand bol de thé au beurre... Elle avait trouvé de la crème au lait de Yack et de la confiture de myrtilles de lac de Khövsgol en fouillant dans le vieux frigo."

Il précise également : 
" Il jeta quelques bouses de Yack séchées dans le poêle en fonte, puis sortit deux verres et une bouteille d'alcool. Yeruldelgger crut à de l'arkhi, de l'alcool de lait de yack fermenté mais l'homme leur servit de l'artz, résultat d'une seconde distillation de l'arkhi."

Ensuite, le récit prend une autre tournure, plus classique, on vire tout à coup dans le roman d'espionnage avec son lot de barbouzes prêts à tout pour en découdre avec l'ennemi et son intrigue complexe. entre trafics d'enfants et vols à grande échelle. 
Manook nous fait voyager au Havre et c'est peut-être la partie que j'ai le moins aimée. De nouveaux personnages font leur apparition : Zarza, flic de la ferroviaire, intrépide, costaud, rapide et pour le moins énigmatique va faire équipe avec un journaliste trop curieux et trop sympa pour être vrai : Soulniz. Un type que la vie n'a pas épargné mais pour lequel je n'ai exprimé aucune empathie. Sans doute parce que la rencontre entre les deux types m'est apparue comme improbable. 

La dernière partie du livre se passe à nouveau en Mongolie et c'est très bien car l'auteur reprend un peu les ingrédients de la première partie. On est à nouveau dépaysés, on a le vertige et le palpitant qui s'emballe. 

Ce roman est complexe, j'ai éprouvé quelques difficultés à bien appréhender les tenants et les aboutissants de l'intrigue. Qui est qui ? Qui sont les méchants ? Quelles sont leurs motivations ? J'avoue que j'ai ramé un peu. 
Par ailleurs, je n'ai pas aimé non plus le personnage de Bekter qui disparaît aussi vite qu'il est arrivé. Dommage pour un "flic de flic". Pas assez travaillé à mon goût. 

Pour conclure, Les temps sauvages est un très bon roman, très original et exotique à souhait. Une très bonne découverte pour moi avec les (seules) réserves que j'ai pu exprimer plus haut. 

samedi 9 mai 2015

Disparues, Karl Zéro, Editions de l'Archipel.

Où est passée la petite Maddie McCann, fillette anglaise de 4 ans disparue en Algarve ? Qui a kidnappé Estelle Mouzin ? Quel assassin a imaginé, autour de la dépouille d’Anaïs Marcelli, ce curieux mausolée ? Et les premières « disparues de Perpignan », le sont-elles pour toujours ?
Karl Zéro sonde ces mystères à la première personne dans des enquêtes à vif, inédites et exclusives, où il cherche à comprendre par qui et pourquoi tant de vies sont brisées. Le livre porte un éclairage nouveau sur cinq dossiers de disparitions non élucidées, toujours brûlants.
Karl Zéro a su imposer un ton novateur et très personnel au traitement des faits divers, une approche humaine, jamais voyeuriste, extrêmement fouillée.




Dans ce livre, Karl Zéro revient sur 6 dossiers non résolus qui ont marqué fortement les esprits à commencer par la disparition de la petite Maddie Mc Cann dont on est toujours sans nouvelles aujourd'hui. Pour chaque affaire, le journaliste est parti enquêter sur les lieux. Il a interrogé les principaux protagonistes, rencontré des policiers et des magistrats, des détectives et des témoins. Il a sillonné la France et une partie de  l'Europe.
Dans ses pérégrinations, il met au jour des manques voire des fautes des autorités locales. Par exemple, le rôle des policiers portugais dès le début de l'enquête de Maddie. Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres. 
Il y a aussi la piste trop vite négligée des pèlerins polonais dans l'affaire Mouzin. 
Le livre fait la part belle aux affaires concernant les enfants et dont les prénoms resteront à jamais gravés : Estelle, Maddie, Anaïs... Il met en lumière aussi les disparues de la gare de Perpignan. Serial Killer ? Imitateur ? 
En fin connaisseur des faits divers Karl Zéro nous fait partager sa passion, un peu comme un Pie. rre Bellemare des bonnes années. L'impertinence en plus.
Disponible chez Archi poche. 

jeudi 7 mai 2015

La princesse des glaces, Camilla Läckberg, Actes noirs

Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête (à moins qu’une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l’oeuvre), Erica se convainc très vite qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres –, l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint. 
A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge dans les strates d’une petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître et découvre ses secrets. 






Un polar classique avec une romancière, Erica Falck, jouant le rôle du détective, cherchant à découvrir qui se trouve derrière le meurtre de son amie d’enfance, Alexandra Wijkner, dont elle a retrouvé le corps sans vie dans une baignoire, les veines tranchées.. En effet, si dans un premier la police suédoise penche pour un suicide, il devient rapidement évident qu’elle a été assassinée.

On retrouve alors dans le roman ce que l’on peut lire dans la plupart des romans policiers, fleurant de près parfois avec les plus gros stéréotypes : on commence par la police menée par le commandant le plus incompétent possible et plus attiré par les flashs des journalistes que par la qualité de son travail. Vient ensuite le personnage d’Erica, plein de doutes, en conflit avec sa sœur, en pleine galère sentimentale, un personnage torturé et loin de vivre les plus beaux jours de son existence, rien de bien nouveau. Ensuite, on a droit à des personnages (trop nombreux à mon goût, on s’y perdrait presque !) faisant partie de familles au passé mystérieux laissant planer le doute sur leur possible implication ou non dans la disparition d’Erica…

L’enquête semble peu crédible dans la façon dont elle est menée, cela semble peu probable qu’il soit aussi facile que cela l’est pour Erica, d’obtenir des informations sur une enquête criminelle ou alors de pénétrer dans des lieux censés être fermés au public…mais passons. On ne reviendra pas non plus sur la chance qu’elle a de toujours trouver sur le bon indice au moment adéquat...on se croirait presque devant un épisode de Julie Lescaut (ça fait rêver, nan ?).

Quelques points négatifs donc au moment de revenir sur ce roman…mais dans le même temps, il n’y a pas tout à jeter, au contraire ! Si j’ai lu ce livre de 500 pages en trois soirées seulement, c’est qu’il avait quand même du bon à donner au lecteur : un phrasé facile à lire, les pages s’enchaînent facilement et la lecture demeure agréable tout au long du roman malgré des dialogues parfois un peu inutiles (et une traduction faite à l’emporte pièce par moments !). Le suspense est bien maintenu durant une partie du roman même si certains points sont largement prévisibles. Il n’en demeure pas moins que j’ai passé un bon moment dans l’ensemble et que j’ai trouvé dans ce roman un bon divertissement, une lecture tranquille, reposante, légère, avant peut-être d’enchaîner sur des romans plus prenants « psychologiquement ».

A lire donc si vous n’avez pas envie de vous retourner le cerveau et cherchez uniquement à vous divertir au coin du feu l’hiver ou au bord de la mer l’été. Au contraire, si vous cherchez le polar qui marquera à jamais votre vie de lecteur, passez votre chemin !


Camilla Läckberg Eriksson, née le 30 août 1974 à Fjällbacka, est une écrivaine suédoise, auteur de romans policiers. Elle est une des plus jeunes auteurs à succès dans son genreparmi les écrivains de fiction les plus vendus en Europe. Les romans de Camilla Läckberg se situent tous près de son lieu de naissance, la petite ville côtière de Fjällbacka, en Suède. 

dimanche 3 mai 2015

Fleur vénéneuse, Joyce Carol Oates, Archi-poche


Terence Greene est un quadragénaire à qui tout semble avoir réussi. Mari modèle et père de famille aimant, il dirige grâce à sa belle-famille une importante fondation philanthropique. 
Sa vie est bouleversée le jour où il est nommé juré lors d’un procès et qu’il croise la route de la belle et exotique Ava-Rose Renfrew, venue témoigner contre un homme accusé de l’avoir violemment agressée. 
Sous le charme, il convainc les autres jurés de rendre un verdict en sa faveur, malgré de très nombreuses zones d’ombre. 
Une fois le procès terminé, Terence entame une liaison avec Ava-Rose. Liaison qui se révélera dévastatrice… Terence comprendra – mais un peu tard – qu’il a butiné une fleur vénéneuse… 



Une lecture un peu plus légère pour changer, plus proche du drame romantique que d’un polar/thriller à proprement parler. 
Terence Greene, le personnage principal de l’histoire, voit sa vie basculer lorsqu’il participe à un procès en tant que juré. Tombé sous le charme de la présumée victime, il fait en sorte qu’elle remporte le procès malgré des zones d’ombre quelque peu troublantes. 
Sa vie bascule alors, il ne peut s’empêcher de penser à elle et en vient à l’épier puis à la fréquenter, menant peu à peu une double vie. Si sa vie « principale » est répétitive et presque sans saveur malgré une épouse et trois enfants, celle menée aux côtés d’Ava-Rose est pleine de surprises. En effet, cette dernière vit avec une troupe de personnages – les Renfrews -, peut-être sympathique, mais qui n’inspire pas une grande confiance. Des personnages plus atypiques les uns que les autres. 
Des mois durant, Terence va alors mener une vie double, détournant l’argent de la fondation dont il est le président, pour faire des cadeaux à sa bien-aimée Ava-Rose ainsi qu’à sa nouvelle famille d’adoption, les Renfrews, ceux-ci devant rapidement les êtres les plus importants de son existence, bien plus que sa propre famille qu’il délaisse complètement. Dans le même temps, quelques drames se produiront au contact de cette nouvelle famille, des secrets du passé seront dévoilés, Terence tiendra-t-il le coup ou s’avérera-t-il trop faible pour gérer la situation ? Ava-Rose est-il l’ange qu’il croit connaître ou un démon manipulateur qui se joue de lui ? 

Certainement pas le livre du siècle et tout sauf un polar ou un thriller pour moi, j’ai cependant passé un bon moment de lecture aux côtés de Terence, Ava-Rose ainsi que le reste de sa ‘’terrifiante’’ famille. L’écrit est agréable et la lecture se fait rapidement. Même si j’ai bien aimé le livre dans l’ensemble, je dois dire que l’histoire en elle-même aurait pu être encore plus ‘’exotique’’ en misant davantage sur le personnage d’Ava-Rose mais également, j’avoue que sa conclusion m’a déçu, et pas qu’un peu, dommage. Une lecture plus légère ne fait tout de même pas de mal de temps en temps ! 

Joyce Carol Oates, née en juin 1938, enseigne la Littérature à l'Université de Princeton où elle vit avec son époux qui dirige une revue littéraire, la "Ontario Review". Depuis 1964, elle publie des romans, des essais, des nouvelles et de la poésie. Au total plus de soixante-dix titres. Elle a aussi écrit plusieurs romans policiers sous les pseudonymes de Rosamond Smith ou Lauren Kelly. Elle a figuré deux fois parmi les finalistes du "Prix Nobel de Littérature". 

Ben. 

Leçons d'un tueur, Saul Black, Presses de la cité

Katrina, Sarah, Angelica, Shyla, Yun-seo, Leah, Lisbeth... Sept femmes âgées de vingt-quatre à quarante ans. Sept femmes retrouvées mortes aux quatre coins des Etats-Unis. Violées, torturées, exécutées. L'oeuvre d'un homme ou de plusieurs ? Depuis trois ans, la police tourne en rond et n'a pour indices que d'étranges objets découverts dans les corps mutilés des victimes. Aujourd'hui, l'inspectrice à la Criminelle de San Francisco, Valerie Hart, sent qu'elle tient enfin une piste sérieuse. Mais il faudra faire vite, car la prochaine cible pourrait bien être une petite fille de dix ans piégée dans une cabane isolée du Colorado. Alors que ses vieux démons refont surface, Valerie se lance dans une course contre la montre... Saul Black signe un thriller implacable et nous plonge avec maestria dans l'horreur la plus totale. En sortirez-vous indemne ? 





Attention, ce livre est une vraie bombe ! Addiction garantie ! Une fois la lecture débutée, impossible de lâcher le brillant roman de Saul Black.
Un tueur en série macabre que n’aurait pas renié James Ellroy pour sa cruauté au-dessus de la moyenne, des flics dépassés par les évènements et des morts qui s’amoncellent au fil des mois, une survivante isolée... Ainsi débute le récit qui m’aura tenu en haleine jusqu’au bout tout au long des presque cinq cent pages.

L’histoire débute lorsque Mrs Rowena Cooper se retrouve face à deux hommes qui viennent se s’introduire chez elle. Elle comprend alors que sa vie est en train de basculer et qu’un véritable cauchemar est sur le point de débuter et qu’elle doit faire en sorte de sauver si possible ses deux enfants. Ces deux individus qui se trouvent face à elle sont les auteurs du plus meurtrier des road-trip…sur le chemin les ramenant chez eux, ils s’attaquent à des femmes à qui ils font subir les plus affreux sévices.

Si la première partie du roman se consacre principalement à l’horreur que font subir les deux monstres à leurs victimes, la seconde, elle, s’attarde sur le jeu du chat et de la souris entre la police et les deux énergumènes. L’enquête, bien que plus classique, n’en demeure pas moins prenante.

La qualité d’écriture est au rendez-vous et l’ambiance est vraiment lourde lorsque l’on traîne en compagnie des tueurs. J’ai déjà lu quelques livres avec des tueurs en série mais très peu m’ont paru aussi bon que celui-ci, je le conseille fortement. Frissons garantis !

A savoir que : Saul Black est le pseudonyme de l’écrivain britannique Glenn Duncan, né à Bolton, dans le nord-ouest de l’Angleterre en 1965. Après des études de philosophie et de littérature, il devient libraire à Londres. En 1996, il publie son premier roman, Hope. Suivront neuf romans, dont Moi, Lucifer et la trilogie fantastique du Dernier Loup-Garou qui a obtenu un grand succès dans le monde entier. Avec Leçons d’un tueur, il publie son premier thriller.

Ben

samedi 2 mai 2015

Le monde caché d'Axton House, Edgar Cantero, Super 8 éditions;

Âgé d'une vingtaine d'années, A. vient d'hériter d'Axton House, un mystérieux domaine niché dans les bois de Point Bless, en Virginie. A. ignorait avoir un parent éloigné nommé Ambrose Wells qui vivait aux États-Unis, et savait encore moins que le pauvre homme s'est récemment défenestré le jour de son 50e anniversaire, tout comme l'avait fait son père, au même âge, trente ans plus tôt. Accompagné de Niamh, mystérieuse jeune femme qu'il présente comme sa garde du corps, A. va de surprise en surprise. Quel sens donner à ces suicides ? Où est passé le majordome qui s'est enfui le jour de la mort d'Ambrose Wells ? Prenant possession des lieux, Niamh et A. vont tenter de résoudre les nombreuses énigmes auxquelles ils sont confrontés. Quel mystère abrite le labyrinthe du jardin ? Que cachent les pièces secrètes d'Axton House ? Et que penser de cette rumeur qui voudrait qu'à chaque solstice d'hiver, sous le pâle halo lunaire, un mystérieux rassemblement s'y produise ? Les amateurs de jeux de piste, de chasses au trésor et de sociétés secrètes seront comblés. Composé de notes, de rapports, de lettres et de journaux divers, Le Monde caché d'Axton House rend aussi bien hommage à Shining qu'à L'Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon. Un roman étrange, malicieux et riche en rebondissements dans lequel on plonge avec une facilité déconcertante.


Attention ! Objet Littéraire Non Identifié !!!
Ouvrir ce livre, c'est accepté d'entrer dans un monde surprenant. Certes, le postulat de départ est classique. Un jeune étudiant vient d'hériter d'un ascendant dont il ne soupçonnait pas l'existence. Le cadeau ? Un manoir et tout ce qu'il contient. Dès les premières nuits, on se rend compte que A (le personnage principal) et Niamh (la jeune sensée protéger A ?) ne sont pas seuls. On pense donc à une histoire de fantôme et on se replonge dans Maison hantée de Shirley Jackson. Mais pas du tout. Au lieu de cela, l'auteur aussi facétieux qu'original, va nous embarquer dans une chasse à l'énigme dans laquelle chaque indice en révèle d'autres plus complexes, à la façon poupées Russes. 
On pourrait s'attendre donc à un roman d'épouvante mais Cantero préfère la résolution de problèmes complexes plutôt que la terreur. 
Société secrète, érudition, cryptologie... font l'essence de ce roman. 
Car il s'agit d'un roman bien que sa forme puisse penser à une collecte d'articles ou de textes divers. En effet, il ne s'agit pas d'un livre linéaire écrit de façon homogène. On y retrouve les différents points de vue des protagonistes avec les extraits de leurs courriers, de leurs journaux ou encore les retranscriptions de leurs rêves et même des conversations entre A et Niamh qui s'avère muette. 
On retrouve aussi une copie de la facture de la piscine acheté par Niamh, l'acte d'achat de leur chien ainsi que plusieurs extraits de la série X-files entre Scully et Mulder. 
Malgré cela, le roman se révèle très littéraire. 
" Je regarde la terre en bas. Je suis un crachat qui tombe sur la planète. Je vois courbe de la toile bleue bien au-delà de mes pieds. Et dans l'immensité bleue en bas, le zygote d'une île grandit". 
"Au-dessus de nous, gît suspendu un nuage ourlé d'or de la taille d'un des grands Etats (disons, l'Arizona) ; il menace de s'effondrer sur la Virginie."

Edgar Cantero rend aussi hommage à de nombreux auteurs :
"Nous avons exploré le labyrinthe aujourd'hui...avec ses haies mal taillées et le sol sale couvert de feuilles mortes et de brindilles." Difficile de ne pas songer à Shining de Stephen King. 
Frank Baum n'est pas en reste non plus avec son magicien d'Oz qui prend une place importante dans l'intrigue tout comme Edgar Allan Poe et son Scarabée

Quant à tante Liza, à qui les courriers des protagonistes sont destinés, qui est-elle ? Quel rôle joue-t-elle ? Elle qui est si loin mais qui a l'air d'en connaître un rayon...
Le monde caché d'Axton House est donc un roman original, une pépite qu'il faut ABSOLUMENT  découvrir !