lundi 22 septembre 2014

Le secret de la Joconde, Catherine Ternaux, Grasset Jeunesse

Amandine Toupet et Arthur, son professeur de dessin, vont visiter le Louvre. Très intriguée par le mystérieux sourire de la célèbre Joconde, Amandine décide d'en percer le secret. Un soir, elle se faufile dans la salle du musée, mais deux voleurs y sont déjà.
Une enquête menée à un train d'enfer. En filigrane, une réflexion sur l'art et des révélations sur le fameux sourire de la Joconde...

Court roman d'une soixantaine de pages (idéal pour la cible à laquelle il s'adresse), le titre a piqué ma curiosité. L'auteur transporte son lecteur en compagnie de la malicieuse Amandine à travers les couloirs sombres du Louvre. Elle revisite le mythe du sourire de la Joconde en maniant à la fois les codes du roman policier et ceux du fantastique. Le mélange est agréable. Didactique, Catherine Ternaux en profite pour nous présenter Léonard De Vinci et son oeuvre. Aucun temps mort dans ce livre frais. Les personnages sont bien travaillés : des méchants plus peureux que terrifiants, un professeur de dessin un peu paumé, une Amandine prête à tout et une Joconde qui se révèle... surprenante. Seuls les parents ne font qu'une brève apparition sans que cela prête à conséquence.
Bref, Le secret de la Joconde est un bon petit roman que nos enfants apprécieront sans nul doute !

Riches à en mourir, Frédéric Andréi, Albin Michel.



Tous les vendredis, la mort frappe.
Jamais au hasard.
Seulement les riches…

Un terroriste sans visage s’attaque aux nantis là où ça leur fait le plus mal. Au portefeuille. S’ils ne veulent pas mourir, une seule alternative leur est offerte : donner une partie de leur fortune aux plus nécessiteux. La menace est réelle. Pour les douze millions de riches de la planète, le compte à rebours a commencé…

Un thriller féroce, ambitieux, parfaitement maîtrisé, qui impose d’emblée l’univers romanesque original et déjanté de Frédéric Andréi.
 

Frédéric Andrei, acteur et réalisateur français, signe avec « Riches à en mourir » son premier roman, lequel a pour cadre la baie de San Francisco, à Sausalito. Une baie composée à la base, dans les années soixante, par une population hippie vivant dans des bateaux-maison (house boats) et qui devient de nos jours un cadre de vie recherché par la population aisée.
Le personnage principal est Nicholas Dennac, un américain d’origine française, ancien journaliste reconverti charpentier, un homme marqué par la vie et qui a vécu une profonde déchirure des années auparavant. Alors qu’il travaille sur un chantier pour le compte du multimilliardaire Tom Wards, mariée à l’électrisante Tina, celui-ci décède mystérieusement de manière brutale : il n’est au final rien de plus qu’une nouvelle victime d’un chantage duquel sont victimes les nantis du monde entier. Nicholas Dennac, mêlé indirectement par ce qui devient une affaire mondiale, reprend ses ‘’habits’’ de journaliste afin de mener l’investigation et comprendre les méandres de ce système révolutionnaire qui consiste à prendre aux riches pour rembourser une partie des dettes des pays et financer des actions humanitaires en faveur de populations dans le besoin.

Frédéric Andréi réussit avec ce premier roman à nous tenir en haleine jusqu’aux toutes dernières pages, grâce à un scénario digne des meilleurs thrillers. L’enquête subit de nombreux rebondissements et le doute s’empare de nous sur la faisabilité ou non d’une telle action de la part de quelques ‘’irréductibles’’ qui souhaiteraient mettre à mal le pouvoir des hommes les plus puissants financièrement de notre planète. On en vient à se demander quelle serait notre réaction si un tel scénario devenait réalité : trouverions-nous cela génial, ou alors complètement fou ? Frédéric Andréi, profite également de son livre pour ‘’dénoncer’’ les inégalités face à la vie selon qu’on ‘’naisse ou non du bon côté de la planète’’…

Côté écriture, il faut souligner que Frédéric Andréi possède une vraie signature "scripturale" avec des phrases longues qu'on n'a plus l'habitude de lire, surtout dans les thrillers, et des dialogues truculents.

"- Tu habites Cupertino, à cinq cents mètres du siège d'Apple et tu te trimballes toujours des bousins du XXème siècle ! maugréa Nicholas en essayant de faire fonctionner une vieille souris récalcitrante.
- ça marche très bien !
- Non, la souris est bloquée et elle pue en plus !"

" - Je ne t'ai jamais aimé et, de toute façon, je déteste le mauve.
- Ah ?... pourtant c'est toi qui m'avais demandé de repeindre ma maison en mauve, fit Milton abasourdi.
- Tu es sûr ?
- Certain.
- C'est possible... J'étais jeune... je devais être défoncée pour te demander ça...On dit n'importe quoi quand on est jeune et défoncée..."

Alors c'est vrai que cela peut paraître déconcertant. Il use et abuse d'adjectifs et de rallonges mais qu'importe ! ça fait du bien de lire ce genre de roman.

Un premier roman vraiment bien ficelé qui se lit facilement et rapidement malgré ses quelques cinq-cents pages et qui nous permet également d’imaginer au mieux la baie de San Francisco, principalement le secteur de Sausalito, régulièrement décrit tout au long du récit. 

vendredi 12 septembre 2014

Directrice générale de la célèbre maison de parfums Destut, volontaire, carriériste, brillante, Agnès Quincey est en voie d'être élue business woman de l'année quand elle se retrouve trois jours de suite témoin de chutes mortelles de voyageur dans le métro parisien. Accidents ? Suicides ? Meurtres ? Comment se fait-il qu'Agnès ait été présente à chaque fois ? À croire que c'est elle qu'on cherche à tuer ou qu'on essaie de rendre folle. 
Et si tous ces morts étaient les victimes de cet étrange Syndrome de Croyde, découvert récemment et qui remet en cause tout ce que l'on croyait savoir jusqu'à ce jour en matière de criminologie ? De Paris à Étretat, un thriller psychologique haletant où les personnages naviguent entre folie et manipulation.


Pour mon 100ème article, je vais mettre en avant un roman sorti en novembre 2013 -oui, je suis un peu long à la détente mais pour des raisons que je ne parviens pas à m'expliquer, je m'arrangeais toujours pour ne pas le lire. Grave erreur. J'ai donc ouvert ce livre et dès les premières pages, l'écriture simple, aérée et fluide de Marc Welinski m'a séduit. J'ai tourné les pages les unes après les autres à une vitesse impressionnante (du moins pour moi qui suis plutôt un lecteur lent). De fait, j'ai avalé les 500 pages en 3 jours. 
L'histoire ? Agnès, une femme d'affaires brillante se trouvent soudain témoin de 3 "accidents de personnes" dans le métro (expression utilisée pour désigner un suicide). Evidemment, elle est perturbée. Cela ne peut pas être une coïncidence. D'autant qu'il lui semble avoir aperçue une femme lui ressemblant étrangement près des voies. La police est sur les dents. La psychose s'installe. 
Aidée par son mari Dany, informaticien au chômage à la limite de l'alcoolisme, Agnès va mener l'enquête. Mais les faits sont là. Elle semble coupable aux yeux de tous. 
Thriller psychologique, le syndrome de Croyde est un roman terriblement efficace. Le lecteur sent peu à peu l'étau se resserrer autour de cette femme, tantôt victime innocente, tantôt manipulatrice.
Le roman est bâti en deux parties : Dans la première partie, c'est Dany le narrateur tandis que dans la seconde, on prend le point de vue d'Agnès. 

La deuxième partie est légèrement plus lente que la première. J'y ai trouvé quelques longueurs et je me suis demandé à plusieurs reprises où l'auteur voulait m'emmener. Sentiment vite dissipé, je vous rassure. Les dernières pages sont passionnantes.
Je n'avais jamais lu encore cet auteur dont le syndrome de Croyde est le troisième roman mais dorénavant je vais surveiller ses prochaines publications.
A découvrir absolument ! 

Ce roman est disponible aux éditions Daphnis et Chloé.

A découvert, Harlan Coben, Fleuve noir

Suite à la mort de son père, le jeune Mickey Bolitar a dû s'installer chez son oncle Myron, en attendant que sa mère sorte de cure de désintoxication. Nouveau foyer et nouveau lycée pour cet adolescent. Mais aussi nouveaux amis, nouveaux ennemis et surtout nouvelle petite amie, Ashley. Alors que Mickey commence à retrouver le moral, Ashley disparaît sans laisser de traces. Déterminé à comprendre ce qui s'est passé, Mickey mène son enquête et fait des découvertes pour le moins déconcertantes. Ashley n'est peut-être pas la jeune fille discrète et timide qu'il pensait connaître... En tentant de comprendre ce qui a pu lui arriver, ce sont ses propres secrets familiaux qu'il s'apprête à découvrir. Malgré lui, Mickey plonge au cœur d'une aventure sur le point de bouleverser sa vie...


Harlan Coben délaisse son personnage préféré, Myron, pour nous présenter le neveu : Mickey, dans ce roman publié en 2011. Suite à un accident de voiture, le père de Mickey décède. Terrassée par cette nouvelle, sa mère tombe dans la drogue. Myron décide donc de recueillir chez lui l'adolescent. Mais l'ambiance est glaciale entre les deux. Le lecteur va suivre Mickey dans une aventure palpitante, sans aucun temps mort, dans une intrigue qui va se nouer peu à peu. 
Harlan Coben semble vouloir conquérir un nouveau lectorat. Son écriture est résolument tournée vers un public jeunes utilisant à profusion les SMS et les nouvelles technologies d'une manière générale. Il place aussi son histoire dans un contexte scolaire. Ainsi, les protagonistes principaux sont tous des lycéens qui paraissent parfois un peu caricatural : Emma, la gothique ; Spoon, l'intello un peu bizarre ; ou encore Rachel le canon et Mickey le sportif casse cou. Cependant, cela ne m'a pas dérangé. J'ai aimé suivre ce petit groupe dans cette intrigue qui m'a tenu en haleine jusqu'au bout.
Livre court, les chapitres le sont tout autant, je l'ai lu en deux jours. 

Le personnage de Myron fait quelques timides apparitions. J'aurais aimé qu'il ait un rôle plus important mais tant pis. Le héros, c'est Mickey. 
Le dernier chapitre laisse une porte ouverte à une suite dont j'aurai l'occasion de reparler plus tard.
A découvrir. 

dimanche 7 septembre 2014

L'île des hommes déchus, Guillaume Audru, éditions du Caïman

Eddie Grist, ancien policier à Inverness, est de retour sur Stroma, son île natale, au nord de l'Ecosse. Il y retrouve ses parents, avec qui il a noué des relations difficiles, ainsi que ses rares amis. Mais à peine a-t-il pris ses marques qu'un squelette est découvert sur le chantier d'une résidence secondaire. Malgré son père, notable influent de l’île, Eddie ne pourra s’empêcher de se mêler à l’enquête… enquête officiellement confiée à Moira Holm, amour de jeunesse d'Eddie, qui a, elle aussi, quelques comptes à régler avec la communauté silencieuse de Stroma…

Nous avons déjà eu l'occasion de parler dans ces pages des éditions du Caïman, fondées et dirigées par le talentueux Jean-Nogaro et qui, de plus en plus, font parler d'elles dans le monde du polar. 
Guillaume Audru, auteur poitevin inaugure avec "L'île des hommes déchus" la collection "Polar du monde". Il a décidé de situer son premier roman sur une île écossaise battue par les vents à laquelle s'accroche d'irréductibles habitants. 
Eddie, lassé de son travail de flic sur le continent décide de reprendre la boutique de souvenirs de son oncle. A peine débarqué sur Stroma, il découvre un cadavre. Moira, son ancienne petite amie, devenue policière aussi est chargée de l'enquête. Ce qui n'est pas au goût de tous, encore moins du vieux Grist, le maire de l'île, farouchement attaché aux secrets qu'il partage avec les anciens. 
Le récit est à plusieurs voix. Ce qui est intéressant mais aussi, je dois l'avouer pour moi déstabilisant. Guillaume Audru nous plonge vite dans l'univers claustrophobique de cette île, véritable nid de guêpes sur laquelle règne en maître une certains oligarchie tout droit sortie des temps immémoriaux. 
Les personnages sont bien travaillés. Les relations qui se nouent, se font et se défont au gré des marées sont intéressantes à suivre. L'intrigue est plaisante même si ce terme peut paraître décalé concernant un polar. 
Bref pour sa première apparition dans le roman policier Guillaume Audru a fait du bon boulot. Jean-Louis Nogaro l'a compris en éditant "l'île des hommes déchus". Un roman à découvrir et un auteur à suivre. 
Disponible aux éditions du Caïman.

vendredi 5 septembre 2014

L'homme qui rétrécit, Richard Matheson

Quand le banal devient extraordinaire...
Lors d'une promenade en bateau, Scott traverse un nuage aussi soudain qu'épais et urticant. Il mettra longtemps à faire le lien mais le mal qui le touche trouve là son origine. Car Scott souffre d'une maladie incurable : il rétrécit. Inexorablement. Rapidement. Et ce ne sont pas les grands pontes de l'hôpital qui parviendront à trouver un traitement. Scott doit donc se résoudre. Marié, père d'une adorable petite fille, il perd peu à peu la confiance des siens en même temps que ses centimètres. Jusqu'à ce jour fatal où il se retrouve piégé dans sa propre cave, si petit que sa voix ne peut pas atteindre les oreilles de sa femme. Il s'organise donc une vie entre les cartons éventrés, le tuyau d'arrosage enroulé tel un serpent endormi, le vieux frigo qui fuit, l'antique chaudière qui ronfle comme un 33 tonnes enroué et... l'araignée. Le monstre de la cave. Toujours là, tapie dans un coin, prête à fondre sur lui.
Le roman, initialement publié en 1956 et adapté au cinéma l'année suivante, est devenu un classique de la littérature de science fiction. Par des flashbacks constants, l'auteur de Je suis une légende parvient à donner du souffle et du rythme à son récit à telle point de décrire quelques scènes épiques : le combat contre l'araignée, l'escalade des marches de la cave...
L'homme qui rétrécit est aussi un livre sur la perte d'identité. Le héros perd son boulot puis son frère, sa femme semble le mépriser, sa fille l'ignorer. Alors Scott se mesure, tous les jours quelques centimètres partent en fumée. Bientôt des millimètres. Il sait qu'il ne lui reste plus longtemps à vivre. Il le croit. Il finit même par l'espérer. Mais quand atteindra t-il la taille d'un atome, sera t-il encore de ce monde ou aura t-il découvert une autre dimension ?
Bref, vous l'aurez compris, ce livre est un classique de très grande qualité dans lequel on ne s'ennuie pas et qui pose les bonnes questions.
A (re)découvrir absolument.

Lune sanglante, James Ellroy, Rivages.

Lune sanglante, paru en 1984, est le premier roman de James Ellroy mettant en scène le génial flic Lloyd Hopkins.
Ce récit suit pas à pas les traces d'un tueur en série et du policier qui deviendra le héros d'une trilogie. Le roman débute par une scène terrible, celle où le poète, jeune lycéen solitaire, est agressé et violé par deux brutes de son établissement scolaire après qu'il les ait humiliés dans un article de la revue qu'il dirige et qu'il distribue à tout le monde.
Vingt ans plus tard, le poète est devenu un serial killer insaisissable car aucun policier n'a pu faire le lien entre les différentes victimes. Aucun sauf Lloyd, fervent défenseur de l'innocence, génie contrarié, tenaillé par ses contradictions, qui trouve le réconfort et la paix dans les bras des femmes, délaissant au passage la sienne et ses filles. Llyod va donc se jeter complètement dans cette enquête aux allures de traque afin de piéger le poète.
L'écriture d'Ellroy est magique, envoûtante, entêtante et déchirante. Ses personnages sont tous taillés au couteau. Finement dressés, toujours entiers, jamais complètement noirs ou blancs. A l'image de Lloyd, héros détestable mais génie à l'instinct indéniable qu'on ne peut vraiment haïr.
Los Angeles est omniprésente dans ce roman poisseux. James Ellroy aime sa ville et le fait savoir même si elle est sale.
Lune sanglante est un chef d'oeuvre qui marque une bonne entrée en matière dans l'univers d'un des meilleurs écrivains de polars américains contemporains.

La patience du diable, Maxime Chattam, Albin Michel

Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ?

Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue…
Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse…
Des gens ordinaires découverts morts… de terreur.
Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou.
Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur.

Après La Conjuration primitive, Maxime Chattam, dans ce thriller d’une maîtrise glaçante, sème plus que jamais le doute.
Les avis se multiplient sur la blogosphère concernant ce nouveau roman de Maxime Chattam. Certains l'adorent. D'autres sont plus réservés. C'est mon cas. J'avais bien aimé les débuts de cet auteur mais après quelques romans de moins bonne qualité, j'avais décroché pour finalement reprendre la lecture de "La Conjuration Primitive" que j'ai eu l'occasion de chroniquer dans ces pages et qui était une bonne surprise. 
C'est donc avec enthousiasme que je me suis plongé dans "La patience du diable", deuxième opus de ce qui doit devenir une trilogie. Maxime Chattam utilise les mêmes personnages : Ludivine et son collègue Segnon. Plongés dans une nouvelle enquête improbable et qui "n'arrive qu'une fois normalement dans la vie d'un gendarme" (dixit Segnon), les deux enquêteurs vont être malmenés jusque dans leurs chairs. 
Le monde part en déconfiture. Les gens deviennent fous. La psychose s'installe rapidement. Les attentats suicides se multiplient aux quatre coins de l'hexagone et Ludivine est la seule enquêtrice a faire le lien. 
Les chapitres courts se suivent et s'enchaînent sans aucun temps mort. Chattam ne laisse aucun répit à ses personnages ni à ses lecteurs. De fait, ce livre se lit rapidement.
En revanche, l'écriture de Chattam est toujours aussi ampoulée parfois. Il utilise des clichés éculés et stéréotypés dans lesquels on sent nettement ses influences et un certain sens de la mise en scène, ce qui hélas rend prévisible les actions des personnages : ex : quand Ludivine entre dans l'ancien sanatorium. Ou bien encore sa relation avec le psychiatre en chef qui ne nous fait pas oublier Hannibal Lecter. 
Même si j'ai lui ce roman rapidement, j'ai été franchement déçu par l'histoire et par l'écriture de l'auteur. Parfois, j'ai eu du mal à accepter le matraquage sur le diable. Quasiment à chaque fin de chapitre, une phrase y fait référence. Quand on voit que le livre en contient 65, ça donne une idée. 
Le coupable se trouve également trop tôt, ce qui manque de subtilité pour un thriller de ce genre. On se dit :"c'est lui le tueur, c'est lui le tueur" et au bout du compte on se dit : "c'est bien lui le tueur." Dommage. 
Grosse déception donc pour ce deuxième tome.