vendredi 24 mai 2013

Le tueur se meurt, James Sallis, Rivages.

 À Phoenix, Arizona, Chrétien, un tueur à gages en fin de vie, cherche celui qui a tiré sur l'homme qu'il était chargé d'abattre. Aidé de son coéquipier Graves, le policier Sayles enquête sur le meurtre avorté, mais l'affaire semble peu à peu lui échapper. Pendant ce temps, Jimmie, jeune garçon d'une dizaine d'années, vit seul dans la maison où ses parents l'ont abandonné et tente de survivre grâce au commerce sur Internet.
Ces trois personnages que tout sépare vont se trouver réunis par les circonstances, la communication sur la Toile et... leurs rêves qui se mêlent à la réalité de leur quotidien de manière troublante.

"Sallis explore magnifiquement les motivations et les pensées de ses personnages." (Publishers Weekly)



James Sallis, qui s'est fait connaître grâce à l'adaptation brillante de son premier roman "Drive", est un auteur difficilement classable. Il entre dans cette catégorie d'écrivains talentueux qui mélangent aisément et sans complexe les styles. Mi-polar mi roman noir, "Le tueur se meurt" navigue à travers plusieurs personnages qui chacun à leur tour tentent de survivre.
Jimmie, le jeune garçon abandonné par ses parents paie ses factures grâce au commerce sur internet.
Sayles, le flic génial mais dont la femme est gravement malade, tourne sur lui-même, vit avec les fantômes d'une vie qu'on imagine heureuse.
Chrétien, le tueur à gages rongé lui aussi par une maladie incurable et par ses vieux démons qui prennent racine au Vietnam.
Chrétien qui lui aussi se perd dans les méandres de la Toile pour essayer de découvrir qui a salopé le travail pour lequel il avait été payé. Un tueur qui se fait doubler par un autre, ça c'est original.

Les chapitres courts alternent les différents points de vue et nécessitent, sans précision de l'auteur, une réflexion de la part du lecteur qui ne sait donc jamais qui parle. cette gymnasique demande donc une certaine concentration.
Les personnages se perdent dans leurs rêves et cauchemars tout au long de ce récit. James Sallis excelle dans l'exploration du cortex humain et même si l'action n'est pas vraiment au rendez-vous ( ceux qui s'attendent à un roman qui déroule à 100 km/h vont être déçus), la recette prend bien et le lecteur se trouve happé rapidement. On en revient même à oublier l'intrigue en elle même.
Du moins, c'est ce que moi, j'ai ressenti. Jusqu'à la fin étonnante et prévisible à la fois, classique et originale à la fois. C'est sans doute la force de l'auteur qui réussit à manier les contradictions.
Le tueur se meurt est disponible ici :
http://www.payot-rivages.net/livre_Le-Tueur-se-meurt--James-Sallis_ean13_9782743625214.html

lundi 20 mai 2013

Puzzle, Franck Thilliez, Fleuve noir.


En octobre prochain, le nouveau roman de Franck Thilliez sortira. Toujours aux éditions Fleuve Noir.
Il va y avoir énormément d'angoisse, ça va se passer dans un hôpital psychiatrique désaffecté, dans une ambiance très particulière", a-t-il annoncé.

En exclu, la couverture :

La conjuration primitive, Maxime Chattam, Albin Michel.


Et si seul le Mal pouvait combattre le Mal ?Une véritable épidémie de meurtres ravage la France.
D’un endroit à l’autre, les scènes de crime semblent se répondre. Comme un langage ou un jeu.
Plusieurs tueurs sont-ils à l’œuvre ? Se connaissent-ils ?
Très vite, l’hexagone ne leur suffit plus : l’Europe entière devient l’enjeu de leur monstrueuse compétition.
Pour mettre fin à cette escalade de l’horreur, pour tenter de comprendre, une brigade pas tout à fait comme les autres, épaulée par un célèbre profiler.

De Paris à Québec en passant par la Pologne et l’Ecosse, Maxime Chattam nous plonge dans cette terrifiante Conjuration primitive au cœur des pires déviances de la nature humaine.



La conjuration primitive marque le retour de Maxime Chattam au thriller après une excursion dans la série fantastique.
C'est donc avec impatience que j'attendais ce roman qui commence sur les chapeaux de roue. Des meurtres atroces commis à plusieurs endroits différents.
 C'est un thriller qui reste malgré tout assez classique mais l'auteur à insufflé une certaine dose d'originalité notamment en mettant en scène non pas un super enquêteur mais une section de recherches de la gendarmerie. Ce qui, il faut le souligner, est assez rare dans les romans de ce genre.
L'intrigue est solide et touffus.
Je dirais que ce livre a les qualités de ses défauts. C'est extrêmement bien documenté mais peut-être trop par moments. C'est bien détaillé mais - et c'est un des défauts de Chattam- trop parfois. L'auteur verse trop souvent dans l'hémoglobine et le sensationnel. Résultat : des passages sanguinolents inutiles et parfois indigestes.
Autre point faible de ce livre : les  réflexions philosophiques des personnages sur la violence et le mal que l'homme porte en lui. Des prises de positions difficiles à partager et qui ne laissent aucune place à l'espoir. J'ai eu quelques difficultés à accrocher à ces longs écarts.
Malgré tout, j'ai bien aimé ce roman. Maxime Chattam réussit à capter l'attention du lecteur en malmenant ses protagonistes. Il y a peu de temps morts et on est vite embarqué dans ce voyage violent et sinistre.
La fin est dantesque et passionnante. Sans vouloir en dire trop, les scènes canadiennes sont d'un grand niveau, ça cartonne dans tous les sens et lorsque le piège se referme, le palpitant du lecteur que je suis est brusquement monté en charge !
Disponible ici :
http://www.albin-michel.fr/La-Conjuration-primitive-EAN=9782226241405

jeudi 9 mai 2013

Le jugement dernier... l'énigme du Codex Lucis, Stéphane Haumant, J éditions


La fin du monde était un jour comme les autres. 
Des bombes sèment la terreur au Brésil, aux États-Unis, au Japon, en Inde. Pas des bombes ordinaires, mais celles du « Jugement dernier », des engins miniaturisés d’une effroyable efficacité ! Qui se cache derrière ces attentats et pourquoi sont-ils commis, causant des milliers de morts ? Un policier américain et un journaliste français se lancent sur la piste des mystérieux coupables qui ne formulent aucune revendication. Comment imaginer qu’ils devront remonter à un texte apocalyptique, le Codex Lucis des Cathares, pour identifier la source d’un complot vieux de neuf siècles et posant une question cruciale : l’humanité a-t-elle un avenir ?


Je viens de terminer la lecture de ce roman, le premier de l'auteur qui est grand reporter et animateur d'une émission à la télévision.
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on ne s'ennuie pas une seule seconde. L'action est omniprésente. Les rebondissements, les fausses pistes, les complots parsèment ce roman du début à la fin. Dans cet avenir proche qui ressemble un peu à ce que nous vivons actuellement, les personnages de Stéphane Haumant sont mis à rude épreuve. Difficile de classer ce roman qui mélange les genres. C'est du Dan Brown (d'ailleurs, un clin d'œil lui est destiné), c'est du Tom Clancy, c'est du Fleming, c'est du James Rollins. C'est tout ça à la fois.
Même si parfois, l'intrigue peut en déconcerter certains, le récit est bien mené. Stéphane Haumant a réussi à tenir en haleine son lecteur et à créer des personnages crédibles. On vibre avec eux, on a peur pour eux, on enquête avec eux.
Je ne reviendrai pas sur le fond de l'histoire : des attentats meurtriers commis dans de grandes métropoles. Mais par qui ? Et surtout pourquoi ? ou pour quoi ?
Telles sont les questions auxquelles devront répondre Donatien et Balthazar pour résoudre l'énigme du Codex Lucis.
Deux petites fausses notes pour moi : j'aurais aimé que le personnage de Momo soit plus présent. Je trouve que c'est le mieux réussi.
Je n'ai pas vraiment apprécié l'escapade dans l'île.
Pour autant, ce livre est une belle découverte.

mardi 7 mai 2013

Boulevard, Bill Guttentag, Gallimard, série noire

Aujourd'hui, vient de sortir aux éditions Gallimard, dans la prestigieuse série noire, un roman qui ne devrait pas passer inaperçu.



À Hollywood, des gamins arrivent de tout le pays, à la poursuite d’un rêve.
En plein cœur du mythe, l’hôtel Chateau Marmont domine Sunset Boulevard. On y croise les plus grandes stars, on se raconte sa légende.
Mais que se passe-t-il plus bas, sur le Strip, une fois que les touristes ont fini leur pèlerinage à la dalle de ciment dans laquelle sont gravés les pas de Marilyn?
Le Boulevard, la nuit, devient un immense supermarché du sexe interdit, où s’offrent des adolescents qui n’ont plus que ce seul moyen de survie.
C’est là que Casey, la jeune fugueuse, découvrira l’amour, l’amitié, la peur. C’est là que Jimmy, le flic, ne cesse de chercher son fils camé, qui est parti. C’est là que leurs histoires se croiseront.
Boulevard donne une vision particulièrement violente de l’envers du décor hollywoodien. Mais une vision qui n’est pas d’une noirceur totale : Casey et ses amis, comme les enfants perdus de Peter Pan, constituent une véritable communauté soudée par le malheur et la tendresse.


Derrière le strass et les paillettes de Hollywood Boulevard, on trouve les trottoirs sales, les ruelles glauques et les squats sordides. Le mythe de Marylin attire encore bon nombre de gamines du Montana ou d'ailleurs. Elles veulent percer, devenir star, quittent leur famille  mais trouvent pire encore. Obligées de faire des passes pour payer une chambre d'hôtel, contraintes à attendre les restes du Mac Do pour pouvoir manger un hamburger. Et dans ce lieu, un drame se nouent. Le meilleur copain du maire se fait refroidir.
On trouve aussi Jimmy, flic à la dérive qui essaye de se reconstruire et qui va mener l'enquête dans un microcosme qu'il connaît. Entre drogue et sexe.
L'auteur nous donne envie d'en savoir plus sur ces coulisses. Ce qu'il se passe derrière le boulevard n'est pas reluisant et ne doit pas faire les titres des magazines people. Bill Guttentag nous emmène loin. Boulevard est un roman noir, sombre, sans concession mais avec une légère lueur d'espoir.
Les chapitres sont courts et le récit alterne entre Jimmy le flic, et Casey, jeune fugueuse qui découvre un monde qu'elle n'avait pas imaginé dans ces rues remplies de touristes du monde entier.
Un très bon roman qui m'a happé tant par la rudesse de l'histoire que par la fragilité des personnages, toujours sur la corde raide.
Disponible aux éditions Gallimard.

lundi 6 mai 2013

Noir linceul, Mikhaïl W. Ramseier, éditions coup de tête

Zelda, belle fille au regard triste; Auguste, éternel voyageur; Hyacinthe, éditeur fatigué cherchant à cicatriser ses plaies. Et puis cette oie blanche qui peine à prendre en main son destin, ce géant russe qui ne se sépare jamais de son poignard, ce gros pêcheur ambitieux, ce restaurateur mauvais, ce loser alcoolique, cette cruelle pin-up, cet imprimeur, ce Basque… Une poignée de personnages en quête d'avenir dont les trajectoires se croisent entre Genève, Québec et l'archipel de Saint-Pierre et Miquelon. Certes, la vie peut être belle et lumineuse, pour un temps, mais la seule chose qu'elle ait jamais promis est de recouvrir chacun de nous d'un éternel manteau de ténèbres. Noir comme la nuit, noir comme un linceul.
Avec ce roman en forme de polar décalé, Mikhaïl W. Ramseier pose la question qui concerne tous ceux qui voudraient changer les choses: comment se fait-il que l'homme soit toujours autant asservi, lui qui lutte pour un monde meilleur depuis l'aube des temps? La réponse, qui fait frémir et anéantit tout espoir de renouveau : tant qu'il y aura servitude volontaire, nulle liberté ne sera possible!



J'avais déjà évoqué ce roman peu avant sa sortie officielle. Lecture faite, je reviens en parler. Je dois dire que c'est une agréable surprise.  Ne connaissant ni cette maison d'éditions canadienne ni l'auteur qui pourtant n'en est pas à son coup d'essai, je ne savais pas vraiment à quoi m'en tenir en ouvrant ce livre.
L'écriture est sèche et sans fioriture rude comme peut l'être la vie des personnages qu'il décrit tout au long de ce roman.
On navigue entre plusieurs eaux. Il y a d'abord Zelda, suissesse qui rêve de s'envoler vers une autre destinée. Il y a aussi Hyacinthe et Auguste, Félix et Victorine. Et tout ce petit monde qui finit par se rencontrer sur un archipel minuscule : Saint-Pierre et Micquelon. On rencontre des déchirés de la vie, des écorchés du système traditionnel, des fuyards aussi qui rêvent de se refaire une virginité.
Le climat est difficile à supporter et pour mieux passer l'hiver, on se tourne vers les autres, on boit ensemble et on refait le monde dans des bistrots aux relents d'agora grecque.
Les prises de position des personnages de Ramseier sont parfois difficiles à encaisser mais les débats sont toujours argumentés et cela fait réfléchir le lecteur sur ses propres positions.
Ensuite, il y a les dialogues. Il faut dire que l'auteur prend du plaisir à y intégrer les expressions québecoises, ce qui m'a fait bien sourire.
Enfin, il y a le décor. L'archipel tient une place importante dans le récit. Tant au niveau des descriptions des paysages ou des conditions de vie que des habitants. Si parfois certains livres pourraient être délocalisés de leur ville ou leur lieu, Noir linceul ne peut se passer que là-bas. Et c'est tant mieux pour le lecteur.
J'aurais malgré tout une remarque négative sur ce livre. Il contient 435 pages qui se lisent vite, certes. Pourtant, j'aurais aimé une intrigue qui démarre plus tôt car on aurait pu autrement encore tenir 100 pages en se demandant où l'auteur veut nous amener.
Pour conclure, Noir linceul est une très bonne surprise.
Disponible aux éditions coup de tête.
http://coupsdetete.com/index.php?id=57

samedi 4 mai 2013

Messe noire, Olivier Barde Cabuçon, Actes Sud


Une nuit de décembre 1759, le corps sans vie d’une jeune fille est retrouvé sur la tombe glaciale d’un cimetière parisien. Pas de suspect, et pour seuls indices : une hostie noire, un crucifix et des empreintes de pas. Un panneau placardé sur la grille d’un autre cimetière donne le ton : “Interdit à Dieu d’entrer dans ce lieu.” La tension est à son comble dans la capitale. Sartine, le lieutenant général de police, craint une résurgence des messes noires sous le règne du très contesté Louis XV.
Volnay, le commissaire aux morts étranges et son non moins étrange compagnon, le moine hérétique, se trouvent rapi dement confrontés à des forces obscures et manipulatrices. Toujours aussi mal vu du pouvoir en place, sous la fé rule d’un Sartine plus méfiant que jamais, le duo d’enquêteurs ne pourra compter que sur lui-même pour démasquer les ordonnateurs du rituel satanique.
Dans ce deuxième volet des aventures du chevalier de Volnay, Olivier Barde-Cabuçon reconstitue un Paris pitto - resque et inquiétant, où les seaux d’aisance se déversent des fenêtres à toute heure du jour, où les coquins s’emparent des rues à la nuit tombée, et où l’on dit la messe à l’envers sur les tombes. À quelques lieues de là, Ver - sailles étale les lignes claires de ses jardins, comme pour mieux dissimuler les troubles pulsions de ses prestigieux locataires. Entre ces deux pôles opposés, Olivier Barde- Cabuçon noue une intrigue diabolique au royaume du détra quement et de l’inversion des règles établies.


L'auteur nous livre ici la deuxième enquête de son commissaire aux morts étranges, sorte de Fox Mulder du XVIIIème siècle. Sauf qu'ici, pas de petits bonhommes verts qui se trémoussent sous la lune. Plutôt des "mauvais chrétiens" qui veulent s'en remettre au jugement du malin pour assouvir une vengeance ou obtenir des grâces des puissants.
Le duo que Volnay forme avec le moine est des plus étonnants. Les deux enquêteurs ont leur franc parlé, leur caractère bien trempé et une filiation qui ne laissera aucun lecteur de marbre. Vient s'ajouter à ce "couple" une Hélène de Troie, joliment dessinée et dont les desseins semblent plus flous que les courbes de son anatomie.
Olivier Barde Cabuçon n'a pas son pareil pour dépeindre la société sous le règne de Louis XV sans pour autant noyer le lecteur dans des détails techniques. C'est donc avec plaisir et ravissement qu'on se plonge, qu'on visite même Paris et ses quartiers, ses maisons et ses ruelles sordides derrière les pas de Volnay et du moine.
L'enquête n'est pas simple et de fausses pistes en rebondissements, l'auteur en profite pour faire le tour de la question. Les messes noires, fléau du pouvoir en place, dont le roi ne veut pas entendre parler mais dont les protagonistes semblent lui être pourtant très proches.
Messe noire est un très bon roman historico-policier dans lequel une vraie intrigue est mêlée à une reconstitution historique de grande qualité.
Ce roman est disponible aux éditions Actes sud :
http://www.actes-sud.fr/catalogue/romans-policiers/messe-noire

mercredi 1 mai 2013

L'homme squelette, Tony Hillerman, Will Argunas,Rivages, Casterman

Une fois n'est pas coutume, c'est d'une BD que je vais parler aujourd'hui. Mais une BD adaptée d'un roman d'un auteur que j'apprécie particulièrement et dont les titres sont tous disponibles aux éditions Rivages.
Tony Hillerman, tout comme Arthur Upfield, a créé le polar ethnologique. Hillerman s'est beaucoup intéressé aux indiens (Navajos, Hopi...) et nous a laissé une oeuvre conséquente et passionnante.


États-Unis, 1996, dans la région des Four Corners. Un banal cambriolage dans une bijouterie fait ressurgir une rumeur : celle d’un vieil indien qui, au fond du Grand Canyon, ferait du troc avec des gemmes de grande valeur. Et de fait, plusieurs diamants très purs ressurgissent brusquement, attirant sur place une jeune femme de New York à la recherche des ossements de son père. Celui-ci, négociant en pierres précieuses, a trouvé la mort plusieurs années auparavant lors d’un crash aérien, juste au dessus du Grand Canyon. La police tribale navajo mène l’enquête… Le cycle de la police navajo de Tony Hillerman est l’une des plus fameuses créations du polar américain contemporain. L’adaptation qu’en propose ici Will Argunas lui confère une saveur et une texture surprenantes.



Le dessin de Will Argunas est dépouillé et parfaitement adapté à l'univers de l'auteur. Son coup de crayon est alerte, violent, sans concession. Il va droit au but, sans fioritures mais sans oublier pour autant les détails qui servent l'intrigue.
Je n'en dirai pas plus du style car je ne suis pas un spécialiste de la bd.

En revanche, le texte en lui-même s'essouffle un peu. Malgré un très bon début, très prometteur, l'auteur se perd et n'offre pas au lecteur l'action qui aurait donné au livre une dynamique intéressante. C'est dommage car le roman initial fonctionne bien mais le passage en BD ne lui donne pas le même ton.
C'est au final un bon roman-BD que je vous invite à découvrir.