mercredi 9 janvier 2013

Miséricorde, Jussi Adler Olsen, Albin Michel



J'ai découvert ce roman grâce aux administrateurs du site Polars Pourpres. En lice pour le prix Polars pourpres, j'ai ouvert ce livre avec enthousiasme et dont le pitch m'a tout de suite conquis.
Pourquoi Merete Lyyngaard croupit-elle dans une cage depuis des années ?
Déjà rien que cette première phrase avait retenu mon attention.
Pour quelles raisons ses bourreaux s'acharnent-ils sur la jeune femme ? Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l'avenir politique du Danemark avait fait couler beaucoup d'encre. Mais, faute d'indices, la police avait classé l'affaire. Jusqu'à l'intervention des improbables Carl Morck et Hafez El Assad du Département V, un flic sur la touche et son assistant d'origine syrienne.
Pour eux, pas de cold case...


Pour sa première incursion sur le sol français, Jussi Adler Olsen a tapé fort. Il bénéficie aussi, il faut le dire, d'une certaine mode du polar nordique. Après la vague suédoise et la trilogie Millénium, après l'Islande d'Indridason et j'en passe, nous voilà au Danemark.
Sorti de la première surprise des noms imprononçables de lieux ou de personnes, l'auteur nous plonge dans un univers glauque et sordide. Si l'image du flic en perdition, sur la touche et que plus personne ne peut blairer n'est pas des plus originales, ce qui l'est en revanche est la relation qu'il porte à son improbable assistant (sorti de nulle part et qui garde une part de mystère tout le long du récit) ainsi que celle qui le lie à son ex-femme, son beau-fils et son co-locataire. Les situations que vit Morck en dehors du boulot sont tortueuses et parfois cocasses. On en oublierait presque qu'il reste un flic détestable mis au placard.
Après avoir pété les plombs suite à une attaque pendant laquelle il a perdu un collègue, Morck va se retrouver dans les sous-sols de la préfecture de police, à la tête du nouveau département V (dont il est d'ailleurs le seul membre). Charge à lui d'enquêter sur des affaires vieilles de Mathusalem mais jamais résolues.
Comme il est bourru et têtu, il obtient de l'aide. Assad. Le syrien est d'abord embauché comme chauffeur mais au fil du récit, il va se révéler être un précieux collaborateur.
L'enquête démarre lentement. Olsen décrit d'abord les personnages et leur cadre de vie. C'est lent mais les 100 premières pages se lisent aisément.
La suite du roman est tout simplement passionnante et cela faisait longtemps que je n'avais pas tourné aussi vite les pages d'un livre.
La fin est rapide et sans temps mort. Malgré les très nombreux personnages, l'intrigue est assez facile à suivre. Même si l'auteur dévoile les mobiles et le nom des coupables longtemps avant la fin, on n'a envie d'aller au bout, de suivre cette enquête jusqu'à son dénouement.
En revanche, je n'ai pas trop aimé la traduction : j'ai trouvé dans ce livre quelques imprécisions, quelques maladresses.
Une découverte qui ne devrait pas vous laisser de marbre.