samedi 4 août 2012

La guerre a son parfum (Jean-Louis Nogaro, éditions du Caïman)


Soixante ans après la fin de la guerre, une équipe de braqueurs allemands sévit sur la ville. Leur cible : les parfumeries de la chaîne Martinaud. C'est le moment que choisit Lucien Bornier, ancien milicien, pour faire son retour sur scène. Quel est le rapport ? Y en a-t-il un ? Ce n'est pas le problème d'Ernest Cafuron. Lui, ce qu'il veut, c'est que personne n'ennuie Linda, sa petite copine, qui travaille justement chez Martinaud. Et il ne faut pas l'énerver, Ernest...
La guerre a son parfum" est le quatrième polar de Jean-Louis Nogaro. Après "Un bon flic c'est comme de la soie", "St Etienne Santiago" et "Les prédateurs font toujours face au courant", l'auteur et enseignant stéphanois signe ici un court roman noir dont la ville de St Etienne est à nouveau le théâtre.

J'ai eu la chance de lire ce roman un peu avant sa publication et je dois dire que j'ai été agréablement surpris. J'avais découvert l'écriture de Jean-Louis Nogaro à travers la lecture des "prédateurs...". Ici, j'ai trouvé un récit très bien documenté, humoristique, avec des personnages -malgré le format court- très travaillés et avec des caractères bien particuliers.
En partant d'une histoire simple et banale - des cambriolages dans des parfurmeries- l'auteur trouve le moyen subtil d'emmener le lecteur quelques années en arrière, pendant cette sombre époque où allemands et français se déchiraient sur notre sol et où tout le monde n'avait pas forcément bonne conscience. Mais, comme on dit, la vengeance est un plat qui se mange froid et la vérité finit toujours par sortir la tête du marais pour éclabousser ceux qui ont quelque chose à se reprocher.
Bref, ne vous épargnez pas la lecture de court roman très distrayant. Il fait partie d'une des premières publications des jeunes éditions du Caïman, dont on peut saluer l'audace -publier de très courts polars- et la qualité des textes (que j'aurai sûrement l'occasion de chroniquer ici).